Foire aux questions : Entretien et préservation des ruisseaux

Selon l’article L. 215-7-1 du Code de l’environnement, un cours d’eau est un écoulement naturel alimenté par une source et présentant un débit suffisant la majeure partie de l’année.
Cette définition permet de différencier les cours d’eau des fossés, pour lesquels la réglementation est moins contraignante. Une cartographie officielle des cours d’eau est disponible auprès de la DDT (Police de l’eau) :

https://carto2.geo-ide.din.developpement-durable.gouv.fr/frontoffice/?map=e175a144-e66c-4813-9204-0d912ee02981

D’après l’article 215 – 2 du Code de l’environnement :
– le lit des cours d’eau non domaniaux appartient aux propriétaires des deux rives
– Si les rives appartiennent à deux propriétaires différents, chacun possède la moitié du lit, sauf disposition contraire. 

  • Assurer le bon écoulement de l’eau
  • Préserver les habitats naturels et la biodiversité
  • Maintenir la stabilité des berges
  • Réduire les risques d’inondations
  • Prévenir les dégradations futures
  • Limiter l’accumulation de déchets

Le propriétaire riverain est responsable de l’entretien régulier (article 215 – 14 du Code de l’environnement).
Cet entretien vise à garantir l’écoulement naturel et le bon état écologique du cours d’eau, notamment par l’enlèvement d’embâcles, débris et atterrissements, flottants ou non, par élagages ou recépages des rives.

L’entretien régulier consiste à :

  • Couper les arbres ou élaguer les branches qui menacent de chuter dans le lit,
  • Eclaircir la végétation trop dense pour la redynamiser et aérer le milieu,
  • Eliminer les rémanents végétaux et les déchets de toutes natures (branches, résidus de fauche),
  • Retirer les embâcles qui gêne l’écoulement de l’eau (branches, troncs, déchets) manuellement ou à l’aide d’engins à partir de la berge.

Ces travaux d’entretien régulier peuvent être effectués sans autorisation préalable.

En revanche, les travaux modifiant le profil du lit ou les berges nécessitent un dossier « loi sur l’eau » auprès de la Police de l’Eau et des Milieux Aquatiques de la Direction Départementale des Territoires de la Moselle (DDT). Pour plus d’informations, vous pouvez consulter le guide d’entretien des ruisseaux réalisé par le Syndicat :

Le curage impacte fortement le ruisseau avec :

  • Une destruction des habitats aquatiques : les cours d’eau deviennent homogènes et moins accueillants pour les poissons, les plantes…,
  • Une augmentation du risque d’inondation en aval,
  • Une érosion accrue,
  • Un envasement rapide après intervention : après le curage, le ruisseau va chercher à retrouver son équilibre, ce qui va provoquer un mauvais écoulement de l’eau. L’efficacité du curage n’est pas durable et une nouvelle intervention sera nécessaire.

Aujourd’hui, on privilégie des techniques plus respectueuses : restauration des berges et gestion ciblée.

⚠️Non, pas librement.

Ces travaux nécessitent une autorisation préalable via un dossier réglementaire auprès de la Police de l’Eau et des Milieux Aquatiques de la Direction Départementale des Territoires de la Moselle (DDT).
En cas de travaux réalisés sans autorisation, des sanctions peuvent être appliquées et la remise en état peut être exigée aux frais du propriétaire.

La ripisylve (végétation des berges) a plusieurs avantages pour le ruisseau :

  • Maintien des berges, limitation de l’érosion,
  • Amélioration de la qualité de l’eau : elle filtre les polluants et les sédiments,
  • Régulation de la température de l’eau,
  • Favoriser la biodiversité en servant d’abri, de zones de reproduction et de nourriture pour de nombreuses espèces,
  • Réduire les effets d’une crue en ralentissement l’écoulement de l’eau.
  • De réservoir de biodiversité associée avec une faune et une flore particulière et riche,
  • De régulation les crues en absorbant l’eau lors des fortes pluies et de la reclacher progressivement,
  • De filtration de l’eau en retenant les polluants et les sédiments et d’améliorer la qualité de l’eau,
  • De lutte contre le changement climatique avec le stockage de carbone dans le sol, ce qui limite les émissions de CO2 dans l’atmosphère.

Il est préférable de limiter l’accès direct afin de préserver le ruisseau de l’impact des animaux : piétinement des berges, réchauffement des eaux, dégradation de la qualité des eaux, colmatage…

Dans un pâturage, il est préférable de :

  • mettre en place une clôture le long du ruisseau,
  • mettre en place des abreuvoirs,
  • aménager un passage à gué si nécessaire qui permet de conserver un franchissement du ruisseau par les animaux ou par des engins agricoles.

⚠️ Ces aménagements sont soumis à autorisation.
Un dossier « loi sur l’eau » doit être déposé auprès de la DDT.
En cas de travaux réalisés sans autorisation, des sanctions peuvent être appliquées et la remise en état peut être exigée aux frais du propriétaire.