Suivi hydrologique des ruisseaux du territoire
pour mieux connaitre leur fonctionnement
🎯 Objectif du suivi hydrologique
Le changement climatique modifie profondément le fonctionnement de nos cours d’eau. Les précipitations deviennent plus irrégulières et les périodes estivales sont plus chaudes et plus longues. Les ruisseaux connaissent plus fréquemment des situations d’étiage (basses eaux) voire d’assec (assèchement complet).
Ces situations ne sont pas sans conséquence. Lorsque le débit diminue :
- Réduction de la profondeur et de la largeur du lit,
- Augmentation de la température de l’eau, mettant en difficulté les espèces sensibles au stress thermique, pouvant conduire à leur mort,
- Perte de certains habitats pour la faune aquatique (zones de reproduction, abris),
- Rupture de la continuité écologique, fragmentation des cours d’eau : la baisse des niveaux d’eau peut rendre certains obstacles infranchissables ou supprimer des connexions, ce qui limiter les déplacements des espèces mobiles (ex : poissons) et peut bloquer leur cycle de vie (exemple des poissons migrateurs) à des périodes critiques,
- Concentration des polluants (nitrates, pesticides, rejets domestiques),
- Apparition de phénomènes d’eutrophisation (développement d’algues ou de cyanobactéries).
Face à ces enjeux, le Syndicat a besoin de mieux connaître la dynamique des écoulements pour pouvoir :
✔ identifier les périodes et les secteurs les plus sensibles ;
✔ suivre l’évolution de la situation d’une année sur l’autre ;
âś” orienter les actions de restauration ou de gestion ;
✔ disposer d’éléments objectifs d’aide à la décision.
Le suivi hydrologique constitue donc un outil de connaissance et d’anticipation au service de la préservation des milieux aquatiques.
Ce suivi mensuel est bien plus qu’un constat : c’est une base pour décider, prioriser et justifier les actions du Syndicat.
🧠Méthode de suivi retenue
Compte tenu de la taille du Syndicat et de la dimension des ruisseaux du territoire, l’installation d’équipement de mesure permanents (échelles limnimétriques) n’est pas toujours adaptée.
Le Syndicat a donc choisi une méthode simple, robuste et reconnue au niveau national : celle du réseau Office français de la biodiversité, à travers l’Observatoire National Des Étiages (ONDE).
Depuis octobre 2022, des observations visuelles sont réalisées chaque mois, autour du 25 (± 2 jours), sur des points fixes appelés stations. Placées le plus souvent à l’aval, elles permettent d’avoir une image représentative de l’écoulement sur l’ensemble du ruisseau.
À chaque passage, la chargée de mission du Syndicat classe la situation dans l’une des cinq catégories suivantes :
- Débordement : le niveau du cours d’eau ne se limite plus au lit mineur et déborde de ce dernier,
- Ecoulement visible : l’eau est visible et le sens d’écoulement est facilement observable à l’œil,
- Ecoulement visible faible : L’eau est visible dans le lit mineur mais l’écoulement est faible,
- Ecoulement non visible : L’eau est toujours présente dans les ruisseaux mais elle stagne sans écoulement identifiable
- Assec : Absence complète d’eau
La répétition mensuelle de ces observations permet de construire, dans le temps, une vision fiable de l’évolution hydrologique du territoire.
📍 Localisation des stations
6 stations ont été sélectionnées (cf. carte ci-après) dont :
- une à l’amont du ruisseau de Malroy et du ruisseau de la Bévotte,
- deux à l’aval du ruisseau de Malroy et ruisseau de la Bévotte,
- et une seule à l’aval des ruisseaux d’Argancy et ruisseau de la Ravèrte.
Les stations en amont sur la Bévotte (Be3) et sur le ruisseau de Malroy (Mal3) ont été rajoutés pour l’année 2026 pour mieux comprendre les écoulements sur ces ruisseaux qui ont une longueur plus importante que sur les ruisseaux d’Argancy et de Malroy.

👉 Données globales par ruisseau acquises depuis octobre 2022 : Données par ruisseau
👉 Données par année :
👉 DonnĂ©es depuis le dĂ©but du suivi (octobre 2022 – dĂ©cembre 2025) : DonnĂ©es entre octobre 2022 et dĂ©cembre 2025
